Je suis fatigué

C’est de nouveau arrivé.
Je me dis « je ne peux plus ».

Ça va faire la troisième fois depuis que je ne suis plus avec Léa et le fait d’en faire le lien avec elle m’invite à me poser de très sérieuses questions quant à l’impact que notre séparation a pu avoir sur moi.

Je me dis qu’il est impossible qu’il s’agisse d’amour mais je ne peux nier que certaines de ses qualités me manquent malgré tout. Disons que je me sentais sans doute plus en sécurité avec elle que tout seul, en plus d’être plus fidèle à moi-même avec elle. Ce sont des valeurs importantes donc c’est normal que ça me manque et que je cherche à combler la chose d’une façon ou d’une autre finalement. Il y a le sexe aussi qui était ma foi plutôt sympa aussi, il faut avouer, m’enfin je ne pourrai jamais chercher à retourner vers elle pour si peu.

Tout ce qu’il y a à dire actuellement c’est que je me sens fatigué, déprimé, blasé, une espèce de mélange des trois. J’aimerai sans doute que des gens viennent vers moi, surtout quand je m’arrête d’écrire ou plutôt de publier. L’écriture ne s’arrête pas finalement, ce n’est que la publication qui se fait oublier. Oh je suis certes un peu hypocrite, j’ai une amie qui a pourtant bien cherché à prendre des nouvelles mais, je ne sais pas, je ne suis pas sûr du pourquoi, mais je préfère prendre de la distance vis-à-vis d’elle. Nos derniers échanges téléphoniques ayant été plutôt troublants.

J’ai aussi une grosse quantité de stress lié à l’argent. Ça rejoint toujours ce sentiment de sécurité, tout ça pour dire qu’il faut que je retrouve une certaine stabilité dans mes finances. Trop de laisser aller on va dire, à tel point que je n’ose même plus regarder mes relevés bancaires et encore moins inviter qui que ce soit à sortir ni même venir chez moi.

Et puis je suis si fatigué.
Physiquement. Psychologiquement.

Le travail me fatigue, les gens me fatiguent, cette ville pourtant si belle me fatigue. Je crois que le fait d’habiter Paris même me manque aussi. Pouvoir se promener et se perdre dans Paris sans se soucier des transports est décidément quelque chose que j’appréciais beaucoup il y a quelques années. Aujourd’hui je suis comme ancré à cette banlieue où je retourne tous les soirs automatiquement une fois mes activités parisiennes terminées. Tristesse de la ritualisation des transports. Il faut que je change d’air. Pas forcément de quitter l’endroit, mais au moins de faire quelque chose de nouveau, faire de nouvelles rencontres peut être ? La guitare et les cours sont une bonne voie à ce sujet. Pourquoi ne pas s’y adonner encore plus ?

Enfin, en parallèle je songe à stopper mes visites chez ma psychologue. Ça fait plus d’un an maintenant que je la vois presque toutes les semaines et même si je reconnais que ça m’a apporté beaucoup de réflexion différente sur les choses de la vie, de ma vie avant tout bien sûr, je ne peux ignorer que ça me coûte beaucoup et que ça semble être sans fin. La vie avance et les sujets à discuter viennent en même temps sans demander notre avis, je dois donc trouver et aller vers les gens avec qui je peux en discuter quand j’en ressens le besoin. Dans ma situation actuelle, voir un psychologue ne fait qu’amplifier mes angoisses financières ce qui devient donc contre-productif. Ma psy’ serait elle-même d’accord je pense…

Tout ça me fait changer. J’ai déjà dû en parler à ma famille et à mes proches, mais cette fatigue qui s’accumule me donne la sensation de devenir bête. Je ne réfléchis plus comme avant, ou pas assez. J’ai pris de mauvaises habitudes. Bah ! Au pire, si vraiment je déraille trop je retournerai auprès de cette psychologue, on verra. Pour l’instant il n’y a aucune urgence et je peux, je dois, toujours compter sur mes proches pour m’inspirer.

…Déjà commencer par revenir vers eux, ensuite…

Enfin, chose non négligeable, c’est fini pour Caroline. J’ai laissé tomber tout espoir ou fantasme. Elle n’existe plus et je me dis qu’elle l’a décidé d’elle-même, par le silence. C’est plus simple, c’est mieux pour moi.

Pour le reste, je me juste que je dois reprendre l’écriture et la publication de ce que j’écris. J’ai laissé tomber mes obligations et ça m’embête. J’espère reprendre vite le rythme que je m’étais pourtant imposé, tout comme j’espère que tout se re-stabilise un peu pour moi.

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Je suis fatigué