La peur (1)

Alors c’est fait. Le coup d’envoi est donné. Du courage était-il nécessaire ? Il semblerait bien que oui vu le niveau de stress auquel notre bonhomme a eu droit dernièrement. Ce blog, ou le simple fait d’écrire, d’extérioriser surtout, y a pas à dire ça lui tient à cœur, mais n’est-ce pas une façon originale de raconter ce que l’on a dans la tête ? N’avons-nous pas des amis vers qui nous tourner en général ? Ce jeune homme n’en aurait que trop peu en qui il a confiance pour pouvoir leur faire part de quelques confidences ?

Je me moque, mais puisqu’il a l’intention de jouer au livre ouvert face au monde, autant le piquet un peu et tant qu’à faire là où c’est susceptible de faire mal. La confiance en soi, il y a ça et il y a ce manque de personnes à qui parler, ce manque d’aboutissement dans ses projets. Notre bonhomme est un grand effrayé. S’il a fallu trouver du courage pour reprendre ce blog, je me demande ce qu’il en sera pour évoluer, pour changer comme il semble l’espérer.

C’est vrai. J’ai eu peur pendant la nuit du réveillon. Je voyais l’heure du réveillon comme l’heure d’une sentence, celle qui allait m’obliger à comparaître devant un tribunal pour y démontrer une quelconque innocence. Quand bien même je n’avais rien à me faire reprocher, je me voyais surtout m’infliger ça à moi-même. Je me défiais tout seul d’être capable de relancer ce blog sans que ça ne me retourne trop la tête.

Pourquoi en faire tout un plat ? Pourquoi avoir peur ? Peur de quoi ? J’aimerai avoir des réponses simples, mais la plus simple des réponses serait justement de dire que ce blog existe pour lutter contre ça… Ce qui ne répond à rien du tout. La réponse se trouve partout, dans autant de questions qui pourraient y mener, dans autant de pourquoi qu’un enfant peut demander.

Pourquoi en faire toute une histoire ?
Parce que j’ai peur de me rater.

Pourquoi cette peur de rater étant donné que ce n’est qu’un blog sans ambition ?
Parce que je veux bien faire les choses j’imagine. Parce que pour moi il n’est pas sans ambition.

Alors qu’est-ce qu’il représente pour toi dans ce cas ?
L’expression de ce que j’ai de plus personnel au monde. Des opinions, parfois inavoués, parfois par simple coup de tête. Je me dis que l’ancien blog a aussi son petit effet dans tout ça de par tous les sujets qu’il a pu aborder.

Tu as peur de t’exprimer au monde et de le faire mal ?
Oui, il y a de ça. J’ai peur de me confier plus que de décevoir. Montrer ses sentiments n’est pas quelque chose de simple. On pourrait y associer ça au stéréotype masculin qui veut qu’un garçon manifeste moins ses émotions.

Pourquoi avoir décidé de lancer un blog pour ça alors ?
Pour lutter. Contre cette peur, cette résignation. Au final, oui, ce blog n’a d’autre raison d’être que de m’affirmer plus que de m’exprimer. Exister face au monde en commençant par moi-même.

Comment être heureux tout en existant face aux autres, hm ?
Voilà la question. Celle qui résume tout à mes yeux. Et elle ne vient pas de moi mais d’une psychologue que je consulte depuis bientôt un an maintenant…

Et le voilà à se retourner vers sa honte. Tout ça parce qu’il ne s’est pas plus posé cette question qu’il n’en a trouvé les réponses. Enfin… Si, la réponse pour lui est ce blog. Quel meilleur moyen pour exister face aux autres que de publier tout et n’importe quoi ici, sur la toile, là où n’importe qui peut le lire ?

Maintenant est-ce vraiment une réponse en soi où juste un chemin pour se rassurer qu’on existe bien face aux autres ? Ecrire, c’est bien, c’est beau, mais qu’en reste-t-il face aux autres ? Quand il doit s’affirmer en tête à tête avec quelqu’un ? Il y a les lecteurs, eux sont plus ou moins distants mais on en reste hors d’atteinte caché derrière son écran. Certes c’est à double tranchant, l’internet offre autant de trolls que de sympathisants mais… Face aux connaissances, aux amis, à la famille, aux amours, que devient-il dans cette situation de confrontation à nouveau ? Existe-t-il ou s’efface-t-il ?

Un jour il comprendra que ce blog n’est qu’une étape, quelque chose qui le pousse à s’affirmer d’avantage plutôt qu’une réelle preuve d’existence.

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La peur (1)

2016

Commence. Recommence. Une nouvelle année est là et,  pourquoi pas, une nouvelle vie. Porté comme beaucoup de monde par ce premier Janvier telle une seconde naissance tu t’es juré de reprendre les choses en main, à t’exprimer et à partager à partir d’aujourd’hui. Le moment est venu, maintenant lève-toi et détache-toi pour de bon de cette loque confortable qu’il t’arrive trop souvent d’aimer devenir.

Je sais que tu as peur de commencer, même si en l’occurrence il s’agit en réalité de recommencer quelque chose que tu as déjà fait par le passé. Tu as au moins la chance de savoir que cet engagement, si tu parviens à le respecter, te fera du bien. Et pourtant, qu’est-ce que tu peux avoir peur, peur de mal t’exprimer, peur de te tromper, peur de te ridiculiser, peur des autres, peur de l’image qu’ils pourraient avoir de toi, peur de ne plus pouvoir te tenir devant eux. Le problème ? Avoir confiance en toi. Ça n’a jamais été ton fort et tu as toujours su te donner d’excellentes raisons pour ça. Mais tu n’y as jamais vraiment réfléchi, n’est ce pas ? Des gens en position pour te juger il y en aura toujours, plus encore à chaque fois que tu auras l’audace de prendre la parole. Il est bon signe d’avoir des détracteurs disait Churchill, car c’est là la preuve qu’on s’est affirmé un jour. Ne soit donc pas effrayé par les retours et accueil les plutôt comme un moyen de te dépasser, non pas pour plaire au monde entier et y perdre ton essence au passage mais pour ne jamais cesser de te chercher, te comprendre, savoir ce qui est important pour toi et ce qui l’est moins. Ce n’est pas en ignorant les autres ou en s’isolant dans la solitude qu’on avance. Attention aussi à l’inverse, qui n’est pas mieux. Si ta seule consolation réside dans l’idée de surpasser le monde entier alors autant renoncer tout de suite tant c’est impossible. Commence par te dépasser toi avant de te comparer aux autres. Ne l’as-tu pas déjà suffisamment fait pour le comprendre ? Avec ton frère, avec tes camarades de classe jusqu’au monde entier, tu veux être mieux que tout le monde, tu veux être excellent, friser la perfection, mais tu ne peux pas. Ce n’est pas un reproche, c’est un fait, une réalité. En revanche, tu peux être meilleur que ton toi de la veille, que ton toi d’il y a une semaine ou encore, et puisqu’une nouvelle année commence, oui, tu peux être meilleur que celui que tu étais l’année dernière.

Par cette seule initiative d’écrire, je suis sûr que tu es sur la bonne voie, sachant que quoi qu’il arrive tu écris pour toi plutôt que pour les autres. Tu ne veux pas stagner, tu veux apprendre, tu veux avancer, t’exprimer ici sera un moyen de le faire. Chercher des réponses a toujours été la première étape pour en trouver, n’est ce pas ?

Maintenant, dis adieu à la facilité et à l’abandon. Tu ne dois pas renoncer mais persévérer. Tu te souviens quand tu as voulu apprendre la guitare pour la première fois ? Tu avais ce morceau en tête que tu voulais absolument savoir jouer. Ça aurait pu se résumer à ce seul morceau pour toi à l’époque. Bien sûr tu ne savais aucunement comment te servir de cet instrument alors tu as cherché, tu as appris, tu as essayé jusqu’à réussir. Le regard des autres n’y a rien changé, il n’existait même pas car tu n’as pas voulu apprendre ce morceau pour les autres mais pour toi. Il doit en être de même ici et pour ta vie. Tu es le seul qui peut te faire changer au final, décider de continuer ou non.

Alors commence. Lève toi et fais le premier pas. Tu as le mérite d’avoir de l’expérience et une conscience claire maintenant fais en bon usage.


Où sommes-nous ?
Nous sommes sur un blog, un WordPress tout ce qu’il y a de plus basique. Je serai tenté de dire « mon » blog mais il faudrait qu’il y ait plus que mes seuls enchaînements de mots pour que j’appelle ça comme ça aussi facilement. Mais ne soyons pas pessimiste, restons simple et optimiste : Ceci est mon blog ou plus exactement un recommencement du précédent que j’avais lancé en 2011 alors que j’arrivais sur Paris. Arriver sur Paris a été comme un départ à l’aventure pour moi, quelque chose de complètement nouveau. C’était comme coupé le cordon de façon radicale avec mes parents et ça m’a permis de travailler sur tout un tas de choses que je sentais avoir le besoin d’extérioriser. Ça n’a pas manqué de beaucoup me faire avancer. Je ne dirai pas que cette « méthode » m’a rendu extraverti mais en comparaison de ce que j’étais avant, oui, il y a eu un énorme progrès. Mes parents eux-mêmes vous diront que j’ai toujours été un jeune garçon très intérieur. Aujourd’hui je me plais à ne pas trop prendre en compte leur avis sur le sujet, pas assez objectifs me dis-je !

A quoi sert ce blog ? Qu’allons-nous y trouver ?
En un mot ? Exprimer. En plusieurs ? Transmettre et échanger sur différents états d’esprit, leur cause et leur conséquence, sur des leçons de vie. Tout ça avec pour conclusion presque obligatoire une vérité, une anecdote, une histoire, un pourquoi. Vous aurez l’occasion, si vous tenez jusque-là, de me lire sous toutes mes facettes, de la plus belle à la plus sombre, de la poésie la plus enchanteresse au cynisme le plus dérangeant. Mais, qu’on se rassure, tout ce qui se trouve ici se résumerait presque qu’à une expérience, une expérience de vie, une expérience humaine. Voyez ce blog comme un laboratoire du développement personnel dont vous pouvez lire et commenter les rapports. Et ça c’est intéressant, pour moi évidement, mais aussi pour vous. Car quelque chose me dit que si vous êtes ici et que vous êtes resté à lire ces quelques lignes, c’est que nous avons quelque chose en commun ou du moins à nous raconter, à partager.

Mais d’abord, qui suis-je ?
Quelqu’un. Un inconnu, un ami, un parent, un conseillé, un con, un blasphémateur, un illuminé, un prétentieux ou un écrivain (si vous voulez me flatter tout en m’aidant à oublier les fautes de Français qu’il vous arrivera de rencontrer, si ce n’est déjà fait). Je suis ce que vous voulez, mais je réponds surtout au nom de Jérémie. Je suis celui qui va aligner les mots ici, essayer d’en faire des phrases qui auront du sens autant pour moi que pour les autres. Avec de la chance, et de la volonté, on va tous y gagner.

Comment ça va fonctionner ?
Bien que je me force à écrire au minimum une page A4 par jour, je me retrouve avec une quantité astronomique de déchet. Bien sûr il y a l’idée de ne pas partager ma poubelle avec n’importe qui alors vous ne trouverez qu’une publication tous les dimanches, dont une par mois qui ne sera pas de ma main. Maintenant, la réalité serait plutôt de dire que parmi les nombreuses choses que j’écris seul de mon côté, la plupart ne sont pas prêtes, pas encore à maturité. La difficulté pour moi dans cet exercice est justement de parvenir à me construire mes opinions sur autant de sujets que me donnent mes inspirations nocturnes tout en restant dans cette solitude. J’aimerai beaucoup échanger avec du monde sur ces sujets, mais c’est une chose que je ne recherche que trop timidement pour l’instant et que je ne peux laisser à n’importe qui. J’espère que ça changera et que le blog viendra à changer en même temps. J’ai toujours vu les changements comme un drôle mais pas moins agréable rafraîchissement alors… On peut y croire. J’y crois. J’ai envie d’y croire. L’objectif de ce blog pourrait être de « croire » d’ailleurs… Croire en de nombreuses choses comme se surpasser.

Tout cela étant dit, je crois qu’on va pouvoir se souhaiter une excellente année 2016 et se quitter pour se retrouver dimanche prochain. D’ici là, n’hésitez pas à me contacter. Je suis joignable sur les réseaux sociaux et par mail à l’aide des petits boutons en dessous du titre du blog !

2016