Pensée nocturne : Le manque Arlésien

Le 31 décembre 2016, très tôt le matin.

Il est tard. Oui.
2h30 du matin. Déjà.

Je n’ai pas vu le temps passé alors que pourtant je n’espère que ça en attendant d’avoir de ses nouvelles. Car s’il fallait citer une seule raison pour laquelle je me trouve encore éveillé à cette heure-ci c’est parce que je l’attend. Non pas qu’elle soit au courant, mais -vous savez ce que c’est- quand on envoie un message à quelqu’un, il faut toujours qu’on se retrouve pris par ce sentiment d’impatience tant qu’on n’a pas eu notre petit signe de vie, quel qu’il soit, en guise de réponse et de soulagement.

Dans le noir, cette stupide attente se veut tellement interminable et plus encore absurde que j’entend jusque craquer l’abat-jour à l’allure de carton de ma lampe de chevet fraichement éteinte.

Un dernier message avant de dormir ? Telle serait la question, mais pour être tout à fait honnête à quoi bon ? Non, je ne suis pas désespéré au point de vouloir insister et manifester d’avantage mon existence à ma destinataire, et puis ce n’est pas comme si j’allais être disponible si elle venait à répondre non plus. Laissons plutôt la situation telle qu’elle est et vidons nous de nos sentiments pour mieux laisser place au sommeil…

Hem hem hem !

Oui, elle me manque, c’est dans ces moments là que je me plais à le constater d’avantage. Quand elle est loin, hors d’atteinte et ne se manifeste pas. Paradoxale ? On pourrait associer l’idée à de l’inquiétude sans que ça soit pourtant le cas. Je ne suis pas inquiet sinon privé d’une présence que j’aime avoir à mes cotés, mais qui hélas est tristement absente en cet instant ou les craquements d’un semblant de carton remplace le son pourtant si doux à mes oreilles de ses ronflements nocturnes. Je n’y ferai rien, pas de crise, ni grande ni petite, ni ridicule pour motif.

Mais… Qu’est ce que je risque au fond ? De passer pour un mec trop collant ou possessif ? Est-ce vraiment le cas ? ‘ne me semble pas. Maintenant est-ce que je devrais lui dire, quand même, qu’elle me manque tant que ça ? Ne serait-ce pas un tant soit peu égoïste de ma part de lui offrir comme première nouvelle au réveil à quel point je me sens vide sans…

…Elle ?

Non. Je me voile la face. Si elle me manque, autant lui dire en face, soyons honnête et sincère quant à nos propres sentiments et tant pis si ça passe mal. Elle pourra au moins sourire et se moquer de moi en lisant qu’il y a de l’amour dans ce que je lui dis, du vrai qui fait tout chaud à l’intérieur, du pur comme on en écrit dans les romans.

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